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Au-delà du 1 sur 5 : sensibilisation aux besoins de tous les enfants et les jeunes

19 février 2018
two children with one of their arms around the other while they look off in the distance at the water

Auteur :

Alan W. Leschied, Ph. D.
Professeur et psychologue certifié
Université de Western Ontario

Nous sommes tous familiers avec la statistique selon laquelle 1 jeune sur 5 sera atteint d’un trouble de santé mentale. Mais trop souvent, nous n’explorons pas plus à fond le sens de ces données pour tenter de déterminer si ceci reflète réellement la réalité quotidienne des jeunes.

Dans le cadre d’études menées dans les années 1980, les épidémiologistes et les psychiatres pour enfants affirmaient que, d’après les listes de vérification normalisées et les inventaires psychologiques, 20 % environ des enfants et des jeunes de 4 à 18 ans souffraient d’un trouble de santé mentale diagnosticable (Rae-Grant, Offord et Boyle, 1989). Dans les faits, ces données révélaient que, comparativement aux autres enfants et jeunes de même sexe et de même âge, un certain nombre de jeunes présentaient des signes cliniques de dépression, d’anxiété, etc. En réalité, cela signifiait que, partant d’une mesure normalisée particulière, les agissements d’un certain pourcentage de jeunes étaient nettement différents de ceux de beaucoup d’autres. 

C’est à ces éléments de preuve et à cette logique  qu’on a eu recours pour déterminer les besoins cliniques des jeunes et la portée des services et traitements requis.

Mais cela reflète-t-il réellement la nature et le niveau de besoins des élèves, comme nous les percevons au quotidien à titre d’enseignantes et d’enseignants?

Un de mes bons amis et collègue. Gordon Flett, Ph. D., de l’université York, utilise l’expression « échapper au radar de la détection » pour décrire les jeunes qui, même s’ils n’atteignent pas la norme  de catégorisation de 1 sur 5 fixée dans les études passées, présentent des symptômes de tristesse, d’anxiété sociale et de méfiance ainsi que diverses autres vulnérabilités (Flett et Hewitt, 2013).  

Il importe de nous distancer de l’énoncé du 1 sur 5 car il ne reflète pas la réalité du sous-seuil clinique des besoins des enfants et des jeunes qui ont aussi besoin d’attention et de soins.

La croyance selon laquelle si seulement 1 sur 5 enfants et jeunes atteint un niveau de détresse diagnosticable, on peut ignorer les autres en supposant qu’ils franchissent simplement une « étape passagère » ou en réduisant leur situation à une « réaction d’ajustement à l’adolescence », s’avère problématique.

La grande majorité des défis de santé mentale auxquels se heurtent les enseignantes et enseignants avec leurs élèves seront situationnels, associés à un événement de vie et pas nécessairement représentatifs d’une période de détresse prolongée ou d’une maladie débilitante. Il peut s’agir de la première expérience d’un enfant avec le chagrin et la peine suivant le décès d’une grand-mère ou la réaction d’un élève de neuvième année dont les efforts maladroits pour créer des liens sociaux ont été rejetés.

Ce dont les jeunes confrontés à de tels contextes ont besoin de notre part, c’est une oreille attentive, une voix rassurante, une sincère dose d’attention ainsi que l’assurance que leur monde n’est pas en train de s’écrouler et qu’avec un peu de perspective et de temps, ils tireront une leçon de vie de leur expérience et pourront aller de l’avant.

Je crois que le mouvement de santé mentale en milieu scolaire a semé la confusion dans l’esprit de certains. Nous ne demandons pas aux enseignantes et enseignants de devenir des psychologues. Nous croyons toutefois qu’avec de l’appui et de la formation, les enseignantes et enseignants peuvent faire une énorme différence et contribuer à un système de soins. Au besoin, ce système de soins peut permettre une intervention immédiate quand la situation l’exige ou encore, la détermination d’interventions et de services additionnels quand les enseignantes et enseignants possèdent un savoir-faire en santé mentale des enfants et des jeunes qui leur permet de déceler un besoin et de donner suite à leurs préoccupations (Doll, Nastasi, Cornell et Song, 2017).  

En ce qui a trait à la grande majorité des enfants et des jeunes que côtoient les enseignantes et enseignants et qui éprouvent une détresse émotive ou comportementale, les faits et données probantes confirment la croyance qu’un petit peu de bons services offerts au bon moment par un adulte de confiance peut contrer le sentiment croissant de vulnérabilité éprouvé par beaucoup d’enfants et de jeunes (Tegethjoff, Stalujanis, Belardi et Meinischmidt, 2014).

En outre, si ce système de soins devient partie intégrante des expériences pédagogiques des enfants et des jeunes, nous serons en mesure de promouvoir la résilience et une compétence accrue menant, à l’avenir, à une stratégie d’adaptation déjà été apprise et qui peut servir de nouveau au besoin.

Références

Doll, B., Nastasi, B.K., Cornell, L. et Song, S.Y. (2017). School –based mental health services: Definitions and models of effective practice. Journal of Applied School Psychology, 33, 179-194.

Flett, G. et Hewitt, P. (2013). Disguised Distress in Children and Adolescents “Flying Under The Radar” Why Psychological Problems Are Underestimated and How Schools Must Respond. Canadian Journal of School Psychology, 28, 12-27.

Rae-Grant N, Thomas F, Offord D, Boyle M (1989). Risk, protective factors, and the prevalence of behavioral and emotional disorders in children and adolescents. Journal of the American Academy of Child Adolescent Psychiatry, 28, 262-268

Tegethjoff, M., Stalujanis, E., Belardi, A. et Meinischmidt, G. (2014). School mental health services: Signposts for out of school service utilization in adolescents with mental health disorders? A Nationally representative United States Cohort. PLoS ONE  [http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0099675]

 

 

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