type

  • Article de fond
  • Podcast
  • Recherche

theme

  • Activité instantanée
  • Alphabétisation alimentaire
  • Apprentissage en plein air
  • Apprentissage physiquement actif
  • Apprentissage socio-émotionnel
  • Apprentissage transversal
  • Approche basée sur des modèles
  • Collectivité d'EPS
  • Communautés scolaires saines
  • Compétences fondamentales en matière de mouvement
  • Éducation à la danse
  • Littératie numérique
  • Éducation à la santé
  • Éducation financière
  • Éducation physique
  • Éducation sexuelle
  • Leadership éducatif
  • Équité, diversité et inclusion
  • Formation des enseignants
  • Santé mentale
  • Usage de substances psychoactives
  • Vérité et réconciliation

Search Results

SORT BY:

L’écart en matière de bien-être : une mise en évidence des défis et du soutien en matière de santé des jeunes de diverses identités de genre en Colombie-Britannique

21 mai 2025
a group of youth smiling with a pride flag

En réponse à la montée en puissance des politiques anti-transgenres de l’autre côté de la frontière et dans nos propres salles de classe canadiennes, EPS Canada porte son attention sur la situation actuelle au sein de nos propres communautés, afin de défendre les droits des jeunes de diverses identités de genre ainsi que les domaines qui méritent une attention particulière. The Well-Being Gap: Highlighting challenges and supports for gender-diverse youth health in BC, 2018-2023 présente un panorama détaillé de la santé de près de 500 jeunes transgenres et de plus de 1 000 jeunes non-binaires et en questionnement en Colombie-Britannique (BC). Le rapport est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs du SARAVYC (Stigma and Resilience Among Vulnerable Youth Centre) et de la McCreary Centre Society. Il s’appuie sur les données du Sondage sur la santé des adolescents en Colombie-Britannique de 2018 et 2023 (BC AHS). Ce sondage est l’un des plus fiables et des plus complets sur la santé des adolescents âgés de 12 à 19 ans dans les écoles publiques de la Colombie-Britannique. Il est répété tous les cinq ans depuis 1992 et porte sur un vaste échantillon de la population.  

Termes clés liés au genre :  

Voici quelques termes clés, tels que définis par l’équipe de recherche, à comprendre.  

  • Cisgenre – Les personnes dont le sexe assigné à la naissance et l’identité de genre actuelle correspondent 

  • Fille transgenre – Les personnes dont le sexe assigné à la naissance était masculin et qui s’identifient aujourd’hui comme une fille  

  • Garçon transgenre – Les personnes dont le sexe assigné à la naissance était une femme et qui s’identifient maintenant comme un garçon  

  • Non-binaire – Les personnes qui n’ont choisi ni un genre féminin ni un genre masculin  

  • En questionnement – Les personnes qui ne sont pas sûres de leur genre actuel  

Le dernier rapport sur l’écart en matière de bien-être couvre un large éventail de sujets liés à la santé, notamment la santé physique, la consommation de substances psychoactives et la dynamique familiale. EPS Canada a toutefois choisi de mettre en évidence trois éléments clés qui ressortent des résultats. Ces enseignements permettent de mieux comprendre les défis auxquels les jeunes sont confrontés aujourd’hui et ce dont ils ont besoin pour s’épanouir. 

Premier enseignement : Les jeunes de diverses identités de genre subissent des taux élevés de discrimination  

En 2023, les garçons transgenres et les jeunes non-binaires étaient confrontés aux taux de discrimination les plus élevés (tableau 1). Les garçons transgenres étaient les plus à risque de subir des discriminations fondées sur leur genre/sexe et sur leur orientation sexuelle. Les garçons transgenres et les jeunes non-binaires étaient les plus susceptibles de subir des discriminations fondées sur leur apparence physique, devant les jeunes en questionnement. Un garçon transgenre de 14 ans a été cité comme déclarant : 

« Le harcèlement auquel je suis confronté lorsque je sors en public avec mes amis, ma famille, et même simplement tout seul, est atroce. J’aimerais pouvoir faire plus pour y remédier. J’ai l’impression que personne dans cette communauté ne m’écoute… Aucun de mes amis ne se sent en sécurité à l’école ou dans notre ville en général. J’aimerais qu’il y ait plus d’actions prises ici. » 

Tous les groupes, à l’exception de celui des garçons transgenres, ont connu des taux de discrimination fondés sur le genre et le sexe plus élevés en 2023 qu’en 2018. Les taux vécus par les garçons transgenres sont similaires pour les deux années (72 % et 71 %).  

Tableau 1. Discrimination au cours des 12 derniers mois. Tiré du Sondage sur la santé des adolescents en Colombie-Britannique, rapporté dans le rapport The Well-Being Gap (2024).  

Table displaying reasons students have been discriminated against

Le lieu de discrimination le plus fréquent était l’école, suivie des médias sociaux et des autres espaces virtuels (tableau 2). Les jeunes de diverses identités de genre étaient victimes de discrimination à des taux systématiquement plus élevés que les jeunes cisgenres, quel que soit l’espace.  

Tableau 2. Où la discrimination a eu lieu. Tiré du Sondage sur la santé des adolescents en Colombie-Britannique, rapporté dans le rapport The Well-Being Gap (2024).   

table displaying where discrimination took place

Deuxième enseignement : Les jeunes veulent en apprendre davantage sur la santé mentale à l’école 

Une citation percutante d’un jeune de 14 ans en questionnement figure dans le rapport :

« Je crois que l’on devrait parler davantage de la dépression, et plus particulièrement de la manière d’aider les personnes qui en souffrent. »

Ce sentiment n’est pas nouveau, puisque Jack (12e année) a exprimé des idées similaires sur les compétences canadiennes en matière d’EPS en déclarant : « Les compétences canadiennes en matière d’EPS permettront de mieux comprendre les sujets auxquels les jeunes pensent, mais dont on parle rarement à l’école. C’est tout particulièrement le cas pour les résultats en lien avec la création de relations significatives avec eux-mêmes et avec les autres. Il est vital pour nous d’apprendre à nous respecter et à nous apprécier pour bien vivre. » (Davis et al., 2023).  

Les élèves souhaitent vivement engager des conversations ouvertes sur la santé mentale. Il est clair qu’ils n’ont pas peur d’aborder des sujets difficiles, et il est temps que les écoles en prennent conscience. La santé mentale ne doit pas être un sujet discuté en une seule fois. Il peut être intégré à l’ensemble du programme scolaire. Par exemple, si un athlète mentionné dans les médias fait part de ses problèmes de santé mentale, les enseignants peuvent utiliser cette personne comme modèle et aborder le sujet directement en classe, en soulignant les ressources disponibles pour les élèves et en encourageant des discussions ouvertes sur la manière d’obtenir de l’aide en cas de besoin.  

Ceci est particulièrement important pour les membres de la communauté 2SLGBTQ+, car les jeunes appartenant à une minorité de genre sont nettement moins susceptibles d’avoir une bonne ou une excellente santé mentale que les jeunes cisgenres (figure 1). La santé mentale de tous les groupes avait diminué entre 2018 et 2023. En accord avec les résultats de 2018, plus de 25 % des participants de diverses identités de genre avaient subi un stress intense au cours des 30 derniers jours, soit bien plus que les 6 % et 17 % observés respectivement chez les garçons et les filles cisgenres. L’étude a également révélé que les taux d’automutilation étaient alarmants chez les garçons transgenres, ainsi que les élèves non-binaires et en questionnement. En effet, plus de la moitié d’entre eux ont déclaré s’être automutilés au cours de l’année écoulée. Les taux d’automutilation avaient augmenté de manière significative entre 2018 et 2023.  

figure displaying mental health outcomes

Figure 1. La santé mentale qualifiée de bonne ou d’excellente. Tiré du Sondage sur la santé des adolescents en Colombie-Britannique, rapporté dans le rapport The Well-Being Gap (2024).   

Si les élèves ne se sentent pas à l’aise pour parler de leurs difficultés à un enseignant, il est essentiel qu’ils sachent vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. Malheureusement, en raison du manque de temps consacré à la santé et au bien-être dans la formation des enseignants généralistes, beaucoup d’entre eux se sentent mal préparés à enseigner sur la santé mentale et à soutenir les élèves qui ont des problèmes de santé mentale. Les élèves souhaitent bénéficier d’un accès cohérent à des informations pertinentes tout au long de leur éducation (Davis et al., 2023). Des ressources pour la communauté 2SLGBTQ+ sont répertoriées au bas de cet article pour plus de commodité. 

Troisième enseignement : Les élèves souhaitent recevoir une éducation à la santé sexuelle adaptée à leur orientation sexuelle et à leur identité de genre 

La plupart des élèves ont déclaré avoir reçu une éducation à la santé sexuelle à l’école, mais beaucoup d’entre eux ont estimé que cette éducation n’avait pas commencé au bon âge. Tout particulièrement, les élèves de diverses identités de genre ont trouvé que le programme ne répondait pas à leurs besoins. Environ 50 % des jeunes transgenres et non-binaires, ainsi que 31 % des jeunes en questionnement, ont déclaré que leur éducation à la santé sexuelle ne tenait pas compte de leur identité de genre. De même, près de la moitié des jeunes de diverses identités de genre ont déclaré que leur éducation ne tenait pas compte de leur orientation sexuelle. Le handicap était également associé à l’éducation sexuelle, et les jeunes de diverses identités de genre n’avaient pas l’impression que leur éducation était adaptée à leur handicap et à leur état de santé. 

L’éducation à la santé sexuelle est cruciale pour les élèves alors qu’ils cheminent dans leur développement personnel et leurs relations. Mais pour être efficace, celle-ci doit être inclusive et pertinente pour tous les élèves. Une éducation complète à la santé sexuelle – et non une leçon unique – permet à chaque élève de recevoir les connaissances et le soutien dont il ou elle a besoin pour rester en bonne santé et en sécurité. 

Pour aider les enseignants (en formation initiale et continue) et les élèves, EPS Canada publiera un cours en ligne sur l’éducation complète à la santé sexuelle en 2025. 

Conclusion :  

En prenant en compte ces éléments clés – la discrimination, la santé mentale et l’éducation à la santé sexuelle – les écoles peuvent créer des environnements plus favorables et plus inclusifs pour tous les élèves. En utilisant les bonnes ressources et les bonnes approches, nous pouvons faire en sorte que chaque élève dispose des outils nécessaires pour réussir et se sentir en sécurité dans son environnement d’apprentissage. Lisez le rapport complet pour découvrir le profil approfondi des élèves de la Colombie-Britannique.   

Ressources:  

Soutien en santé mentale 

  • Jeunesse, J’écoute – Offre un soutien accessible en tout temps, ce qui comprend des conseils professionnels, des renseignements et des références, ainsi qu’un soutien pour les jeunes en anglais et en français par texto, assuré par des bénévoles. 
  • PFLAG - Soutien disponible en tout temps. Offre un soutien, des renseignements et des ressources aux personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles, transgenres ou en questionnement, ainsi qu’à leur famille et à leurs amis. 
    • Site Web : https://pflagcanada.ca/?lang=fr 
    • Numéro de téléphone sans frais : 1 888 530-6777 
    • Par courriel : info@pflagcanada.ca 
  • Trans Lifeline - Cette ligne est principalement destinée aux personnes transgenres en situation de crise. Ceci inclut les personnes qui peuvent avoir du mal à trouver leur identité de genre et qui ne sont pas sûres d’être transgenres. Bien que notre objectif soit de prévenir l’automutilation, nous répondons volontiers à l’appel de toute personne transgenre dans le besoin. Nous ferons de notre mieux pour les mettre en contact avec des services qui peuvent les aider à répondre à leurs besoins. 
    • Site Web : https://translifeline.org/  

    • Numéro de téléphone au Canada : 877 330-6366 

    • Numéro de téléphone aux États-Unis : 877 565-8860 

Références  

Davis, M., Gleddie, D. L., Nylen, J., Leidl, R., Toulouse, P., Baker, K., & Gillies, L. (2023). Canadian physical and health education competencies. Physical and Health Education Canada.

POSTES RÉCENTS

Two children hold a red hoop between them with their hands, smiling.
Les cerceaux hula hoop : un équipement polyvalent pour les jeux de cibles
[ Article de fond ] Les cerceaux hula hoop sont des équipements d'une polyvalence remarquable. Ils peuvent être utilisés comme cibles fixes posées à plat sur le sol, comme cibles mobiles dans des jeux de poursuite ou de lancer, ou encore comme cibles aériennes lorsqu'ils sont lancés en l'air.
Authored by: Dr. John Byl
A young person in a red leotard smiles while holding up a hand and waving colorful ribbons against a white background. / Une jeune personne vêtue d'un justaucorps rouge sourit en levant la main et en faisant virevolter des rubans colorés sur fond blanc.
Grands rêves, petit budget : se lancer dans les arts du cirque
[ Article de fond ] Les arts du cirque offrent de nombreux bienfaits, notamment le renforcement de la confiance en soi, de la créativité, de la coordination et de la résilience. Ils offrent aux élèves la possibilité de développer des habiletés physiques et artistiques à leur propre rythme, favorisant ainsi un environnement inclusif où toutes et tous peuvent réussir. Le programme peut être mis en place avec un budget modeste en utilisant le matériel courant disponible dans les gymnases et une approche par ateliers. Avec un équipement limité, l'apprentissage par ateliers permet de maintenir les coûts bas tout en offrant une variété d'options aux élèves. Cette approche permet aux élèves de pratiquer différentes habiletés en petits groupes, favorisant la concentration et la créativité sans nécessiter un investissement important en matériel spécialisé en arts du cirque.
Authored by: Dani Thomson
PHE Podcast S2E2 cover / Pochette du Balado d'EPS Canada, saison 2, épisode 2
Changeurs du jeu : comment la voix des élèves transforme les communautés scolaires, partie 1 (Le balado d’EPS Canada, Saison 2 Épisode 2)
[ Podcast ] Bienvenue au balado d’EPS Canada! Cet épisode est le premier d’une série en deux parties consacrée au programme Changeurs du jeu d’EPS Canada. Dans ce premier épisode, l’animateur Caleb Poulin s’entretient avec Sherra Rogers, enseignante en éducation physique et étudiante à la maîtrise en éducation à l’Université St. Francis Xavier, ainsi qu’avec Kelsey Fahie, responsable des programmes et des ressources à EPS Canada, afin d’explorer le volet recherche du projet Changeurs du jeu. Ensemble, ils discutent de la façon dont le programme a été étudié, du processus de recherche mis en place et des principaux constats qui ont émergé des écoles participantes.
Authored by: EPS Canada, Sherra Rogers
1. Un groupe d'étudiants marchant ensemble sur la rue, discutant et riant joyeusement.
Quand la recherche mène à l’action : l’Université de Moncton s’appuie sur le rapport d’EPS Canada pour faire évoluer son programme d’éducation physique
[ Article de fond ] L’Université de Moncton s’est appuyée sur le rapport Erosion of Physical and Health Education in Canada d’EPS Canada pour soutenir une révision des conditions d’admission de son programme d’éducation physique. Cette démarche illustre comment les données probantes et les efforts de plaidoyer peuvent contribuer à renforcer la formation des futures personnes enseignantes et à soutenir la pérennité de l’éducation physique et à la santé au Canada.
Authored by: EPS Canada
Paper cutouts of diverse people, including some in wheelchairs, holding hands, surrounded by colored pencils. Wooden letter blocks spell out 'INCLUSION'.
Comment créer un environnement où chaque élève se sent inclus·e?
[ Article de fond ] Favoriser l’équité, l’inclusion et le sentiment d’appartenance en éducation physique peut représenter un défi, mais cela reste essentiel pour que les élèves se sentent vu·e·s, compris·es et soutenu·e·s dans le développement de leur littératie physique. Cet article présente des stratégies pratiques et adaptables qui favorisent des pratiques inclusives, comme des codes vestimentaires flexibles, des approches culturellement pertinentes, l’intégration de la voix des élèves dans la planification et des opportunités de leadership accessibles. Il met aussi l’accent sur la création d’espaces sécuritaires et accueillants grâce aux partenariats communautaires, à l’intégration des perspectives autochtones, à l’utilisation d’un langage inclusif et à une représentation visuelle diversifiée. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un guide universel, ces idées offrent un point de départ pour créer des environnements d’éducation physique plus accueillants et équitables, qui reflètent et respectent la diversité de nos communautés scolaires et des expériences vécues de chacun·e.
Authored by: Brenda Carbery-Tang
Group photo of the Student Chapter Showcase / Photo de groupe de la présentation des sections étudiantes
Créer des liens, développer le leadership et favoriser le sentiment d’appartenance : l’expérience étudiante au Congrès national de l’EPS 2026
[ Article de fond ] Le Congrès national de l’éducation physique et à la santé de cette année, tenu à Vancouver, a marqué une étape importante dans l’amélioration de l’expérience étudiante et le renforcement des liens entre la prochaine génération de leaders en EPS. Grâce à des occasions de réseautage réfléchies, des expériences actives, des moments de mentorat et des initiatives dirigées par les étudiant·e·s, le congrès a créé des espaces significatifs permettant à la relève en enseignement de développer des relations et de renforcer son sentiment d’appartenance à la profession.
Authored by: Caleb Poulin, EPS Canada